12 avril 2008
Mémoires d'esclaves
Note d'intention
L’idée du spectacle est de conter au travers de textes et de témoignages, l’histoire de l’esclavage au sens large du terme.
En effet, l'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, un travailleur non libre et généralement non rémunéré qui est juridiquement la propriété d'une autre personne et donc négociable, au même titre qu'un objet. Au sens large, l'esclavage est le système socio-économique reposant sur le maintien et l'exploitation de personnes dans cette condition. En France, il est considéré comme un crime contre l'humanité.
Notre spectacle ne s’arrête pas à un esclavage passéiste. Il montre que même si l’esclavage a été aboli depuis très longtemps, il persiste et existe encore sous des formes cachées, occultées, car elles profitent à un certain système
Il y a sur scène 7 acteurs, 7 personnages représentatifs de toutes les formes de l’esclavage. Certains représentent l’esclavage dit « classique » (trafic humain comprenant l'enlèvement et le travail forcé) d’autres l’esclavage dit « moderne », dérive de la première forme.
Ils témoignent d’abord de leur parcours, de leur condition et de leur histoire via des monologues (ils parlent à la première personne) à partir de témoignages existants ou de textes écrits à partir de faits réels.
Nous assistons ensuite aux souvenirs de leur quotidien, qui sont représentatifs de ce qu’ils ont vécu, subi.
A chaque scène du souvenir, les autres esclaves deviennent acteurs.
Les scènes du souvenir sont racontées au travers de scènes de théâtre d’auteur déjà écrites ou qui sont écrites pour le spectacle.
D’un point de vue plus formel les acteurs sont tous sur scène dès le début habités par leurs personnages et leur histoire. Ils sont placés en cercle dans une position qui leur est propre.
Pendant que l’un fait son monologue les autres -sans parasiter- commencent à mettre en place le décor, le souvenir. Comme si l’histoire se reconstruisait sous nos yeux. Ils ajoutent également un élément de costume qui permet de les identifier, nous permettant par la même occasion de marquer la différence lorsqu’ils sont esclaves puis acteurs dans le souvenir de l’autre.
Pour ne pas lasser le spectateur, la mise en forme du souvenir est à chaque fois différente, de plus en plus rythmée, rapide, comme si la nécessité de témoigner, d’être, devenait de plus en plus intense et urgente.
A la fin du spectacle chaque personnage révèle au public la date de sa mort. Le spectateur saisit qu’il a assisté au témoignage de spectres du passé, morts de leur esclavage.
L’un des 7 personnages est mort la date du jour de la représentation afin d’insister sur le fait que l’esclavage existe toujours.
Le metteur en scène
Julien Delbès
Il a joué au théâtre le v de rideaux de françois lang, La semeuse (Melquiot), Une simple réunion de famille (De Sylvain Nova, mise en scène Antoniejecvicth), In Bed (lesly Chatterley), Roberto Zucco (Koltés, Mise en scène Jean louis Eckel)… Il a aussi travaillé pour la télévision et le cinéma. Il a incarné le rôle principal dans Rencontre sur banquette, Verso Virtuel, Offenbach et moi et de plus petits rôles dans le Petit poucet, Sagan (Diane Kuris), Cœurs (Alain Resnais) et Sartre l’Age des passions… Il a été assistant à la mise en scène sur Salomé d’Oscar Wilde, (mise en scène Maria Cristina Madau, production Philipe Honoré, Théâtre de L’Onde, Vélizy,) ainsi que La ville, Paris, Beaubourg,( mise en scène Georges Bécot, Cours Florent) et Petit meurtre en famille de et mis en scène par François Roux, (Sudden théâtre) et Un homme est un homme, une femme est une femme (d’après feydeau mise en scène Frédérique Farina). Il a également mis en scène et joué dans accorps et ârmes, d’Abel au Pandora théâtre à Bastille. Il a mis en scène un montage de Sketches de Karl valentin intitulé les petits tracas du clown, Noces de sable de Didier Van Cauweleart (Petit Gymnase). Il a écrit et mis en scène Mémoires d’esclaves pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il a aussi réalisé quelques courts métrages dont les clefs et Le rêve de Cyrano, mais surtout Quand vient l’automne qui a été régulièrement sélectionné. Il s’occupe aujourd’hui des ateliers jeunesse du cour Florent, et enseigne le théâtre pour Médiaspectacle. Il anime aussi les cours du soir de l’annexe jeunesse de la compagnie Alacompote.
Les comédiens
Assane Timbo
Mosellan d’origine malienne, entre en théâtre en 1988, lorsqu’il rencontre et travaille avec Claudia Calvier-Primus au Théâtre populaire de Lorraine et découvre Peter Weiss, Brecht, Ionesco… Après une interruption de quelques années, celles d’études universitaires à Strasbourg, il se forme au Conservatoire régional de Nancy, puis dans la Promotion XXV de la Classe Libre des Cours Florent, avec Marc Voisin, Benoît Guibert, Jean-Pierre Garnier, Stéphane Auvray-Nauroy et Cédric Prevost. Il y interprète des partitions des répertoires classique et contemporain : Jean Racine, Victor Hugo, Alfred de Musset, August Strindberg, Armando Llamas, Emmanuel Roblès, Irina Dalle , Edward Bond...En 2003 il joue dans Pseudolus le truqueur de Plaute, mis en scène par Brigitte Jacques Wajeman au Théâtre de la Tempête. En 2004, il joue dans la création de Jean-Michel Ribes « Musée haut - Musée bas » au Théâtre du Rond-Point, dans une mise en scène de l’auteur, et en fait la reprise ainsi que la tournée à l’automne 2005. En 2005, il fonde avec Pauline Reiffers le collectif La Surface de Réparation, est mis en lecture sur les derniers textes de théâtre pour enfants de Pef « Le théâtre de Motordu » par Fabienne Lucchetti au Théâtre de l’Est Parisien et par Jessika Schloesser en la Crypte de l’Eglise St-Sulpice dans « Claudel dit Rimbaud ». Il écrit et met en scène « Nain », lauréat du prix spécial du jury au festival des premières oeuvres de Saint-Mandé, le Tremplin Courteline de mars 2006.Il met en scène et arrange la comédie musicale de Philippe Détrie et Hervé Sérieyx, « La Ballade des Sans Crédit » au Théâtre du Gymnase puis joue dans « Munich Athènes » de Lars Noren dans une mise en scène de Christine Farenc au Théâtre de Nesle. Il met en espace « La jeune fille Violaine » de Paul Claudel puis participe à l’écriture de Rorschach dont il interprète l’un des rôles au Théâtre du Marais en juin 2006. Il achève la saison en incarnant Wim clone désœuvré de Joséphine Baker dans Rien sous la lune (comment j’ai rencontré Cary Grant) de Marie Gutierrez au Théâtre XIII. En septembre 2006 Assane Timbo est sélectionné pour le Prix Olga Horstig. En 2007, il joue dans Antigone d’après Sophocle, John & Mary de Pascal Rambert, Ambulance de Motton au théâtre XIII, met en scène La Collection de Pinter, remonte Nain et la Ballade des Sans, participe long-métrage de Cédric Klapisch, et interprète Thomas, l’un des personnages du film « Musée haut, Musée bas » de Jean-Michel Ribes. Depuis août 2007, Assane Timbo est Othello dans le cycle Shakespeare du théâtre du nord ouest et chroniqueur littéraire dans « Wesh ! » un talk-show décalé de la TNT. Egalement pédagogue, il s’occupe de jeunes gens aux ateliers jeunesse des Cours Florent et accompagne une classe d’enfants des banlieues à Dakar pour présenter une pièce dont il est l’assistant à la mise en scène au Festival Attention Théâtre.
Elise Hobbé
Après une formation théâtrale aux Enfants Terribles et au Cours Florent, Elise a suivi des stages de cinéma avec Eric Viala et Bob Mc Andrew. Elle a joué Puck dans "le Songe d'une nuit d'été" mis en scène par Fabrice Eberhard et plus récemment la femme de Valentin dans "Les petits tracas du clown" et la prostituée dans "Mémoires d'esclaves", deux pièces mises en scène par Julien Delbès. Elise a également tourné dans de nombreux courts métrages.
Jeanne Favre
Aprés le conservatoire National de Région de Perpignan, elle débarque à Paris à 17 ans. Elle suit les cours d'Art Dramatique au conservatoire Jacques Ibert puis à l'école du Studio dirigée par Jean Louis Martin Barbaz.
Elle s'épanouit en Capital en travaillant pour le cinéma ou le théâtre...
Julien Rouvière
Comédien polymorphe, compositeur et interprète, son parcours très éclectique où se côtoient aussi bien Shakespeare (sa référence) que de nouveaux auteurs, dans des formes très variées (théâtrales, musicales ou cinématographiques), illustre ce besoin qu'il a d'expérimenter pour s'exprimer sans être cloisonné. Initié au théâtre dès l’âge de huit ans, au chant et à la danse dès l’âge de douze ans, il a notamment joué dans «West Side Story», « Thorsilve » en France et en Angleterre avec la compagnie MIKADO dirigée par Marie Céline Lachaud, mise en scène d’Oscar Sisto… De compagnies en compagnies on a pu le voir dans «Hamlet», «Les dix petits nègres», «Les rustres» et dans de nombreuses autres productions bordelaises ou parisiennes… Après quelques passages dans des téléfilms «Balzac» de Josée Dayan, «Highlander», «Les complices» de Serge Moäti où il interprète l’un des rôles principaux, et deux spectacles avec la Compagnie Arcanes, il crée avec Julien Delbès et Amaury de Crayencour la compagnie Alacompote. Il est , par ailleurs, formateur théâtre depuis 2002 auprès de “jeunes en difficulté” à l’Association Philotechnique de Saint Denis, où il a monté et réalisé cinq pièces de théâtre et huit courts métrages.
Laëticia Guédon
Elle a été formée à l’Ecole du Studio d’Asnières sous la direction de Jean-Louis Martin-Barbaz.
Elle est, à sa sortie, engagée dans de nombreuses pièces du répertoire classique et contemporain : La Maison de Bernarda Alba de F. Garcia Lorca (Rôle : Adela/ Scène Nationale de la Martinique, TARMAC de Paris), Les Bonnes Ménagères de Goldoni (Rôle : Cheicca/Institut Français de Marrakech), Rodogune de Corneille (Rôle : Rodogune/ Scènes Nationales et CDN de France)…
Parallèlement à sa formation de comédienne, elle suit plusieurs stages de mise en scène sous la direction de Daniel Mesguich. Antoine Bourseiller l’engage alors comme assistante à la mise en scène, notament sur le spectacle Hamlet/Lorenzo au Théâtre de Suresnes-Jean Vilar. Depuis 2006, elle se tourne vers la mise en scène en fondant la Compagnie 0,10 et en réalisant la mise en scène de Barbe-Bleue-Espoir des femmes de Dea Loher au Lavoir Moderne Parisien, ainsi que Bintou de Koffi Kwahulé qui sera présenté en 2009. Elle a récemment joué sous la direction de David Géry dans l’Orestie d’Eschyle au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, et d’Antoine Bourseiller dans l’Idiot de Dostoïevski au Théâtre Mouffetard à Paris.
Mathias Zakhar
Il a commencé le théâtre en 2004, au collège, où il a joué dans Cyrano de Bergerac ainsi que dans L'Ours de Tchekov. Il est entré en AJ2 aux Cours Florent en 2007 à la suite d'un stage d'été. Depuis, il est en option lourde et facultative théâtre au lycée Molière où il a joué dans Electre (Oreste), Les Acteurs de bonne foi (Blaise) et aussi dans des sketches de Karl Valentin.
Rui Silva
En 2003, il suit un stage d'initiation et d'improvisation avec David Stulzman et entre au Cours Simon. Ses rôles se partagent entre le cinéma, avec sa participation dans trois courts métrages et le théâtre (Théâtre du Gymnase, Café de la Gare, Darius Milhaud...) où il joue dans «Noce de sang» de F. Garcia Lorca, «Théâtre sans Animaux» de J.M. Ribes, « Macbeth » de Shakespeare, La «Désinvolture» vde Parmelin ou « 35Heures et demie » d’Olivier Maille. Il assiste Philippe Person dans la mise en scène d’ « Orchids On the Moon light » de Carlos Fuentes au Ranelagh et met lui-même en scène « Une Aspirine pour deux » de Woody Allen au Théo Théâtre. Il intervient par ailleurs à l’école du barreau et du journalisme en tant que comédien-formateur en communication.







