06 juin 2008
Alacompote
Alacompote est née d’une rencontre entre trois jeunes comédiens :
Julien
Delbès, Julien Rouvière et Amaury de Crayencour qui se sont rencontrés
alors qu'ils jouaient "Entrechocs" et "Accorps et Armes" avec la
Compagnie Arcanes. Le style très contemporain des spectacles de la
Compagnie Arcanes, mêlant théâtre et expression corporelle, a permis à
Julien Delbès d'approfondir ses qualités de metteur en scène (puisqu'il
a repris la mise en scène de "Accorps et Armes") en explorant d’autres
univers, et aux deux autres comédiens d'affiner leur jeu dans un
registre qu'ils avaient, jusque là, peu abordé. Ensuite, l'envie de
travailler ensemble et leur motivation sans bornes pour donner
naissance à de nouveaux projets les ont poussés à créer leur propre
compagnie.
La complicité professionnelle qu’ils avaient nouée jusqu’alors n’allait donc plus connaître de limite.
"Les
petits tracas du clown", projet adapté des sketches de Karl Valentin,
est la première page de l’histoire de cette nouvelle compagnie.
EnJeUx De La CoMpAgNiE
Exercer
professionnellement sa passion est une chance, et les membres de la
Compagnie Alacompote en sont conscients. L'amour de leur art et leur
ambition sont à la source de l'envie qu'ils ont de développer leur
compagnie selon deux axes bien définis.
-
Le premier enjeu relève de la volonté de faire découvrir de nouveaux
auteurs et d'interpréter leurs créations. L'idée de faire connaître
aussi bien un texte, qu’un auteur, qu’un metteur en scène ou que des
comédiens décuplant cette envie de création.
-
Le second enjeu de cette compagnie est de monter des pièces qui
figurent dans les programmes scolaires. La valeur éducative d’une pièce
étant souvent, de nos jours, négligée au profit de l’aspect récréatif,
la Compagnie Alacompote souhaite sensibiliser un jeune public à un art
encore mal connu des enfants et des adolescents : le théâtre, en leur
permettant de découvrir ou de redécouvrir des textes majeurs qui,
dépoussiérés, leur livreront des messages toujours d’actualité. C'est
de cette volonté qu'est naturellement venue l'idée de monter des textes
de Karl Valentin, beaucoup lus dans les jeunes classes.
La
compagnie Alacompote ne prétend pas révolutionner le monde du théâtre
mais souhaite simplement le rendre plus accessible à un public qui n’a
pas encore conscience des bénéfices qu'il pourrait en tirer, sans
jamais oublier la notion de plaisir qui doit y être associée.
BuDgEt
Alacompote dispose de différents tarifs selon le type d’intervention (représentations ponctuelles, représentations privées, tournées, arbres de Noël, animations, festivals, comités d’entreprises, ateliers pédagogiques…) Un devis personnalisé vous sera fourni sur simple demande.
12 avril 2008
Les petits tracas du clown

Valentin : … Pourquoi, depuis si longtemps, ne m’as tu pas écrit, alors que récemment tu m’as écrit que tu m’écrirais, si je ne t’écrivais pas…
NoTe D’iNtEnTiOn
Donnant des cours de théâtre à des enfants, j’ai eu l’occasion de redécouvrir Karl Valentin. J’ai tout de suite été séduit par les mots, les situations, les personnages burlesques. Une fois le travail terminé, je ne voulais pas en rester là; j’ai décidé de continuer sur ma lancée et de monter un spectacle sur les textes de Valentin.
Le défi a été de prendre plusieurs extraits des sketches de Karl Valentin et de les adapter afin de créer une histoire. Aller à l’essentiel, se mettre dans la peau du clown qu’il était, raconter son histoire, ce qu’il pense, ce qu’il ressent, ce qu’il vit au quotidien, ses tracas… J’ai donc dû adapter le texte et le remettre au goût du jour afin que le spectateur soit vraiment intégré au spectacle. Les marks ont été changés en euros, et les noms de villes allemandes en villes françaises. Je ne pense pas trahir le texte mais je tente de l’intégrer à une globalité afin que l’hommage que je souhaite rendre à Karl Valentin soit plus fort et plus concret pour le spectateur.

La mise en scène est axée sur le personnage de Valentin, que nous suivons de son lever à son coucher, et qui tente de vivre, de survivre au rythme effréné du spectacle, à ses changements de situations, de personnages, de décors…
Je souhaite jouer sur l’ambiguïté de la mise en abîme: le théâtre dans le théâtre. Les comédiens qui accompagnent Valentin et qui, eux, jouent plusieurs rôles, sont conscients du spectacle qu’ils exécutent. Non seulement ils effectuent les changements de décors mais ils se changent sur scène, et tout ça est réglé et pensé comme de vraies scènes à part entière. Valentin, lui, subit leur rythme et leurs mouvements…Il est toujours en retard et décalé. Cela nous permet d’aborder la place du spectacle aujourd’hui, avec ses contraintes d’argent et de temps auxquelles notre personnage, représentatif d’un style de théâtre ancien, est aujourd’hui confronté, dépassé et à contretemps.
La direction d’acteur est axée sur l’instinct des comédiens. La psychologie n’a pas de place dans ce spectacle, seuls le corps et les gestes répondent aux situations. Valentin réagit de la même façon tout au long spectacle: de manière maladroite et vague. Il est friand de bons mots pour se sortir de la panade dans laquelle il s’est mis tout seul. Le personnage est inspiré bien évidemment de Valentin lui-même mais avec un zeste de Tati, Keaton et Chaplin. Un personnage d’un humour qui nous manque ?
Julien Delbès
Valentin : Oh, là, là, moi, ça ne me plaît nulle part où je dois travailler et après j’ai atterri chez la chinoise de l’anglais.
Chef : Où est-ce que c’est ça ?
Valentin : La pagode anglaise du jardin chinois !
sCéNoGrApHiE
Scénographie : Milène Catala
Le pharmacien : Agité? Mais alors, prenez un calmant.
Le mieux peut être : Isopropilprophemilbarbituracidphénildiméthildimétylaminophirazolon…
Valentin : D’où viennent tous ces théâtres vides ? Simplement de l’absence du public. A qui la faute ? Uniquement à l’Etat.
Le MeTtEuR eN sCèNe

Julien Delbès
Formé au cours Florent où il a suivi la formation de Valérie Antonijevich, Eliza Maillot, Lesly Chatterley, Cedric Prevost, George Bécot … Il a joué au théâtre « Le V de rideau » de François Lang «La semeuse» (Melquiot), «Une simple réunion de famille » (De Sylvain Nova, mise en scène Antoniejecvicth), «In Bed » (Lesly Chatterley), «Roberto Zucco » (Koltés, Mise en scène Jean louis Eckel)… Il aussi travaillé pour la télévision et le cinéma récemment dans «Coeur » de Alain Resnais et «Sartre l’Age des passions »… Il a été assistant à la mise en scène sur «Salomé » d’Oscar Wilde, (mise en scène Maria Cristina Madau, production Philipe honoré, Théâtre de L’Onde, Vélizy,) ainsi que «La ville, Paris, Beaubourg,» ( mise en scène Georges Bécot, Cours Florent) et «Petit meurtre en famille » de et mis en scène par François Roux, (Sudden théâtre). Il a également joué et mis en scène «Accorps et ârmes », d’Abel , avec la Compagnie Arcanes, au Pandora théâtre à Bastille. Il a aussi réalisé quelques courts métrages dont les «clefs » et «Le rêve de Cyrano », sélectionné à l’inconnu festival. Il s’occupe aujourd’hui des ateliers jeunesses et enfants du cours Florent.
lEs CoMéDiEnS

Julien Rouvière
Comédien polymorphe, compositeur et interprète, son parcours très éclectique où se côtoient aussi bien Shakespeare (sa référence) que de nouveaux auteurs, dans des formes très variées (théâtrales, musicales ou cinématographiques), illustre ce besoin qu'il a d'expérimenter pour s'exprimer sans être cloisonné. Initié au théâtre dès l’âge de huit ans, au chant et à la danse dès l’âge de douze ans, il a notamment joué dans «West Side Story», « Thorsilve » en France et en Angleterre avec la compagnie MIKADO dirigée par Marie Céline Lachaud, mise en scène d’Oscar Sisto… De compagnies en compagnies on a pu le voir dans «Hamlet», «Les dix petits nègres», «Les rustres» et dans de nombreuses autres productions bordelaises ou parisiennes… Après quelques passages dans des téléfilms «Balzac» de Josée Dayan, «Highlander», «Les complices» de Serge Moäti où il interprète l’un des rôles principaux, et deux spectacles avec la Compagnie Arcanes, il crée avec Julien Delbès et Amaury de Crayencour la compagnie Alacompote. Il est , par ailleurs, formateur théâtre depuis 2002 auprès de “jeunes en difficulté” à l’Association Philotechnique de Saint Denis, où il a monté et réalisé cinq pièces de théâtre et huit courts métrages.

Elise Hobbé
Ses nombreuses années de danse classique l'ont amenée à suivre les Cours Florent où elle rencontre sa première troupe "les Sept on jamais" : ils montent leur création «Ca va pas s'pincer comme ça!» Après ces deux années, elle débarque aux Enfants Terribles où elle joue notamment une concierge à la retraite dans « Les papillons de nuit » comédie de MM Bouchard, mise en scène de Maxime Leroux, et incarne l'infernal Puck dans «Le songe d'une nuit d'été» de W.Shakespeare, mise en scène de Fabrice Eberhard, et intègre, par ailleurs, la Compagnie Arcanes avec laquelle elle joue « Entrechocs ». Cette année, on a pu la voir dans une comédie de Patrick Hernandez «Le bébé de Julia», ou dans une comédie policière d'Amine Kaci « Envers et contre tous ». Elle joue également dans des courts métrages, et donne des cours de théâtre dans une maison de retraite.

Joseph Gallet (en alternance)
TÉLÉVISION
1995 – 2002 France 3 - Plateaux de présentation du magazine "Espace Francophone"
2004 – 2006 France 3 - Journaliste réalisateur Festival d'Avignon pour "Espace Francophone"
THÉÂTRE
2008 Une aspirine pour deux - de Woody Allen. Rôle principal: Allan Felix
2004 – 2008 Sur la plage, abandonnées ... - Écriture et mes: Joseph Gallet et François Navarro. Rôle principal: Daniel. Reprise du 3 au 27 avril 2008
2003 – 2005 Attention poule méchante - Écriture et mes Joseph Gallet et François Navarro. Rôle principal: Fernand Lepif
2002 – 2003 Du vent dans les branches de Sassafras - René De Obaldia. Mes Joseph Gallet et François Navarro. Comédie de Paris. Rôle principal: John Emery Rockefeller
2001 L'équarrissage pour tous - Boris Vian. Mes Joseph Gallet. Rôle principal: le père
2000 Barouf à Chioggia - Carlo Goldini. Mes Joseph Gallet et François Navarro. Rôle: Toffolo
1999 Montage autour des oeuvres de: Guitry, Feydeau, Courteline, Ionesco et Prévert - Mes Joseph Gallet et François Navarro
1998 Montage autour des pièces de Pagnol - Marius, Fanny et césar. Mes François Navarro. Rôle: Escartefigue
FORMATION D'ART DRAMATIQUE
2006 – 2007 Cours Simon
Rui Silva
En 2003, il suit un stage d'initiation et d'improvisation avec David Stulzman et entre au Cours Simon. Ses rôles se partagent entre le cinéma, avec sa participation dans trois courts métrages et le théâtre (Théâtre du Gymnase, Café de la Gare, Darius Milhaud...) où il joue dans «Noce de sang» de F. Garcia Lorca, «Théâtre sans Animaux» de J.M. Ribes, « Macbeth » de Shakespeare, La «Désinvolture» vde Parmelin ou « 35Heures et demie » d’Olivier Maille. Il assiste Philippe Person dans la mise en scène d’ « Orchids On the Moon light » de Carlos Fuentes au Ranelagh et met lui-même en scène « Une Aspirine pour deux » de Woody Allen au Théo Théâtre. Il intervient par ailleurs à l’école du barreau et du journalisme en tant que comédien-formateur en communication.

Amaury de Crayencour (en alternance)
Après avoir découvert le théâtre à Rouen en jouant deux années de suite les rôles principaux des pièces : "Le Visiteur" d'Eric-Emmanuel Schmitt et "Le Système Ribadier" de Feydeau, il poursuit sa formation a l'atelier théâtre d'aujourd'hui dirigé par Esther Pestre ou il abordera le théâtre de brecht notament. En parrallèle il monte une compagnie de théâtre, avec laquelle il adapte des textes de Karl Valentin. Il a fait de la comédie musicale avec Sora, une nuit un chemin, spectacle musicale pour enfant qu'il a joué pendant deux ans, mais aussi dans Le songe d'une nuit d'été opéra rock adapté de la pièce de Shakespeare. Avec Le V de Rideau de François Lang il a commencer a aborder le théâtre contemporrain, avec Son mec a moi de Patrick Hernandez, le café théâtre et au sein de la Compagnie Vétérinaire il joue dans Peanuts de Fausto Paravidino et Main dans la main de Sofia freden mis en scène par Edouard Signolet qu'il a joué pendant trois semaines a théâtre Ouvert en Janvier 2008. Selectionné comme "jeune talent" au festival de fiction tv de St tropez en 2004, il tourne dans une quinzaine de court-métrages dont "Love" de Merlyn Haycraft, The last long goodbye" de Adrian Westbroock ou encore "Christmas" de Ben Adler ( courts-métrages anglophones ) mais aussi "Ca tourne pas rond" de Jérémie Strohm ou "Quand vient l'automne" de Julien Delbès. Après avoir fait du doublage dans Munich de Steven Spielberg il continue de doubler des télénovélas tel Rubi ou Tropico. Entré au Studio-théâtre d'Asnières dirigé par Jean-Louis Martin Barbaz en 2006 il travail sur Edward Bond, Pirandello, Labiche, Giraudoux ou Claudel, membre du CFA des comédiens depuis décembre 2007, il travail le chant et la danse et il joue le rôle de l'autre Homme dans Ma vie de chandelle de Fabrice Melquiot mis en scène par Yoann Parize dans le cadre des cartes blanches du studio en mai 2008.
Le directeur : Alors, ma logeuse a dit “ vous allez voir, ce poisson, là par terre, il va crever, le mieux serait de le tuer”…
LeS pEtItS tRaCaS dU cLoWn
D’après les sketches de Karl valentin :
- Le théâtre obligatoire
- La pharmacie
- Conversation à la fontaine au jet d’eau
- Le bastringue
- Le projecteur réparé
- L’aquarium
- La gifle
- La lettre d’amour
- La sortie au théâtre
Textes extraits de « La sortie au théâtre » et du « Bastringue » aux éditions théâtrales, traduction de Jean Louis Besson et Jean Jourdheuil.
kArL vAlEnTiN

Dans le temps, même le futur était mieux.
[Karl Valentin]
Né en 1882 dans la banlieue de Munich, issu du milieu ouvrier petit-bourgeois, ce menuisier, souvent au chômage, commença vers 1900 comme clown de music-hall. Karl Valentin (de son vrai nom Valentin Ludwig Fey), n'est pas un dramaturge au sens classique du terme, et ne voulut pas en être un. Ce "talentueux bricoleur" connut le succès avec sa complice Liesl Karlstadt, dans les brasseries munichoises, les cabarets et les théâtres populaires allemands, avant l'effacement, à l’époque de la montée du nazisme, puis ses tentatives pour remonter sur les planches après la guerre, et finalement l'épuisement qui le fit mourir en 1948. Quelques liens avec Brecht, et une carrière particulière dans le monde du spectacle : ses pièces sont plutôt des "sketches" au cours desquels s'accumulent les situations absurdes et agaçantes, les malentendus et les incompréhensions, les échecs artistiques et les tentatives de déstabilisation de l'ordre social ou esthétique, musical en particulier. Pas de véritable progression, pas de crise à dénouer, mais des numéros qui, tenant du cirque et du spectacle de cabaret, situent ces pièces entre les Marx Brothers et le théâtre dit "de l'absurde".
aTeLiErS PéDaGoGiQuEs
Alacompote propose d’animer des ateliers de découverte du théâtre d’après les textes de Karl Valentin.
La compagnie compte parmis ses membres des formateurs de théâtre expérimentés qui enseignent dans des lieux très variés (Association Philotechnique de Saint Denis, Cours Florent à Paris, Maison de retraite Les Floralies à Bagnolet). Cette diversité de terrains d’action nous permet d’intervenir dans des établissements scolaires, des centres de loisirs, des maisons de quartiers, des MJC ou des maisons de retraites sans difficulté d’adaptation.
Les ateliers proposés prendront différentes formes en fonction du public concerné et quelque soit le volume d’heures, le lieu ou l’objectif de l’intervention défini par l’encadrement, la compagnie Alacompote s’engage à utiliser la pédagogie la plus appropriée.
Mémoires d'esclaves
Note d'intention
L’idée du spectacle est de conter au travers de textes et de témoignages, l’histoire de l’esclavage au sens large du terme.
En effet, l'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, un
travailleur non libre et généralement non rémunéré qui est
juridiquement la propriété d'une autre personne et donc négociable, au
même titre qu'un objet. Au sens large, l'esclavage est le système
socio-économique reposant sur le maintien et l'exploitation de
personnes dans cette condition. En France, il est considéré comme un
crime contre l'humanité.
Il est important que dans notre spectacle nous ne nous arrêtions pas
qu’à un esclavage passéiste. Il faut montrer que même si l’esclavage a
été aboli depuis très longtemps, il persiste et existe encore sous des
formes cachées, occultées, car elles profitent à un certain système
Il y a aura sur scène 7 acteurs, 7 personnages représentatifs de toutes
les formes de l’esclavage. Certains représenteront l’esclavage dit «
classique » (trafic humain comprenant l'enlèvement et le travail forcé)
d’autres l’esclavage dit « moderne », dérive de la première forme.
Ils témoigneront d’abord de leur parcours, de leur condition et de leur
histoire via des monologues (ils parleront à la première personne) à
partir de témoignages existants ou de textes écrits à partir de faits
réels.
Nous assisterons ensuite aux souvenirs de leur quotidien, qui seront représentatifs de ce qu’ils ont vécu, subi.
A chaque scène du souvenir, les autres esclaves deviendront acteurs.
Les scènes du souvenir seront racontées au travers de scènes de théâtre
d’auteur déjà écrites ou qui seront écrites pour le spectacle.
D’un point de vue plus formel les acteurs seront tous sur scène dès le
début habités par leurs personnages et leur histoire. Ils seront placés
en cercle dans une position qui leur sera propre.
Pendant que l’un fera son monologue les autres -sans parasiter-
commenceront à mettre en place le décor, le souvenir. Comme si
l’histoire se reconstruisait sous nos yeux. Ils ajouteront également un
élément de costume qui permettra d’identifier ce qu’ils sont, nous
permettant par la même occasion de marquer la différence lorsqu’ils
sont esclaves puis acteurs dans le souvenir de l’autre.
Pour ne pas lasser le spectateur, la mise en forme du souvenir sera à
chaque fois différente, de plus en plus rythmée, rapide, comme si la
nécessité de témoigner, d’être, devenait de plus en plus intense et
urgente.
A la fin du spectacle chaque personnage révélera au public la date de
sa mort. Le spectateur saisira qu’il aura assisté au témoignage de
spectres du passé, morts de leur esclavage.
L’un des 7 personnages sera mort la date du jour de la représentation
afin d’insister sur le fait que l’esclavage existe toujours.
Le metteur en scène
Julien Delbès
Formé au cours Florent où il a suivi la formation de Valérie Antonijevich, Eliza Maillot, Lesly Chatterley, Cedric Prevost, George Bécot … Il a joué au théâtre « Le V de rideau » de François Lang «La semeuse» (Melquiot), «Une simple réunion de famille » (De Sylvain Nova, mise en scène Antoniejecvicth), «In Bed » (Lesly Chatterley), «Roberto Zucco » (Koltés, Mise en scène Jean louis Eckel)… Il aussi travaillé pour la télévision et le cinéma récemment dans «Coeur » de Alain Resnais et «Sartre l’Age des passions »… Il a été assistant à la mise en scène sur «Salomé » d’Oscar Wilde, (mise en scène Maria Cristina Madau, production Philipe honoré, Théâtre de L’Onde, Vélizy,) ainsi que «La ville, Paris, Beaubourg,» ( mise en scène Georges Bécot, Cours Florent) et «Petit meurtre en famille » de et mis en scène par François Roux, (Sudden théâtre). Il a également joué et mis en scène «Accorps et ârmes », d’Abel , avec la Compagnie Arcanes, au Pandora théâtre à Bastille. Il a aussi réalisé quelques courts métrages dont les «clefs » et «Le rêve de Cyrano », sélectionné à l’inconnu festival. Il s’occupe aujourd’hui des ateliers jeunesses et enfants du cours Florent.
Les comédiens
Assane Timbo
Mosellan d’origine malienne, entre en théâtre en 1988, lorsqu’il rencontre et travaille avec Claudia Calvier-Primus au Théâtre populaire de Lorraine et découvre Peter Weiss, Brecht, Ionesco… Après une interruption de quelques années, celles d’études universitaires à Strasbourg, il se forme au Conservatoire régional de Nancy, puis dans la Promotion XXV de la Classe Libre des Cours Florent, avec Marc Voisin, Benoît Guibert, Jean-Pierre Garnier, Stéphane Auvray-Nauroy et Cédric Prevost. Il y interprète des partitions des répertoires classique et contemporain : Jean Racine, Victor Hugo, Alfred de Musset, August Strindberg, Armando Llamas, Emmanuel Roblès, Irina Dalle , Edward Bond...En 2003 il joue dans Pseudolus le truqueur de Plaute, mis en scène par Brigitte Jacques Wajeman au Théâtre de la Tempête. En 2004, il joue dans la création de Jean-Michel Ribes « Musée haut - Musée bas » au Théâtre du Rond-Point, dans une mise en scène de l’auteur, et en fait la reprise ainsi que la tournée à l’automne 2005. En 2005, il fonde avec Pauline Reiffers le collectif La Surface de Réparation, est mis en lecture sur les derniers textes de théâtre pour enfants de Pef « Le théâtre de Motordu » par Fabienne Lucchetti au Théâtre de l’Est Parisien et par Jessika Schloesser en la Crypte de l’Eglise St-Sulpice dans « Claudel dit Rimbaud ». Il écrit et met en scène « Nain », lauréat du prix spécial du jury au festival des premières oeuvres de Saint-Mandé, le Tremplin Courteline de mars 2006.Il met en scène et arrange la comédie musicale de Philippe Détrie et Hervé Sérieyx, « La Ballade des Sans Crédit » au Théâtre du Gymnase puis joue dans « Munich Athènes » de Lars Noren dans une mise en scène de Christine Farenc au Théâtre de Nesle. Il met en espace « La jeune fille Violaine » de Paul Claudel puis participe à l’écriture de Rorschach dont il interprète l’un des rôles au Théâtre du Marais en juin 2006. Il achève la saison en incarnant Wim clone désœuvré de Joséphine Baker dans Rien sous la lune (comment j’ai rencontré Cary Grant) de Marie Gutierrez au Théâtre XIII. En septembre 2006 Assane Timbo est sélectionné pour le Prix Olga Horstig. En 2007, il joue dans Antigone d’après Sophocle, John & Mary de Pascal Rambert, Ambulance de Motton au théâtre XIII, met en scène La Collection de Pinter, remonte Nain et la Ballade des Sans, participe long-métrage de Cédric Klapisch, et interprète Thomas, l’un des personnages du film « Musée haut, Musée bas » de Jean-Michel Ribes. Depuis août 2007, Assane Timbo est Othello dans le cycle Shakespeare du théâtre du nord ouest et chroniqueur littéraire dans « Wesh ! » un talk-show décalé de la TNT. Egalement pédagogue, il s’occupe de jeunes gens aux ateliers jeunesse des Cours Florent et accompagne une classe d’enfants des banlieues à Dakar pour présenter une pièce dont il est l’assistant à la mise en scène au Festival Attention Théâtre.
Elise Hobbé
Après une formation théâtrale aux Enfants Terribles et au Cours Florent, Elise a suivi des stages de cinéma avec Eric Viala et Bob Mc Andrew. Elle a joué Puck dans "le Songe d'une nuit d'été" mis en scène par Fabrice Eberhard et plus récemment la femme de Valentin dans "Les petits tracas du clown" et la prostituée dans "Mémoires d'esclaves", deux pièces mises en scène par Julien Delbès. Elise a également tourné dans de nombreux courts métrages.
Jeanne Favre
Aprés le conservatoire National de Région de Perpignan, elle débarque à Paris à 17 ans. Elle suit les cours d'Art Dramatique au conservatoire Jacques Ibert puis à l'école du Studio dirigée par Jean Louis Martin Barbaz.
Elle s'épanouit en Capital en travaillant pour le cinéma ou le théâtre...
Julien Rouvière
Comédien polymorphe, compositeur et interprète, son parcours très éclectique où se côtoient aussi bien Shakespeare (sa référence) que de nouveaux auteurs, dans des formes très variées (théâtrales, musicales ou cinématographiques), illustre ce besoin qu'il a d'expérimenter pour s'exprimer sans être cloisonné. Initié au théâtre dès l’âge de huit ans, au chant et à la danse dès l’âge de douze ans, il a notamment joué dans «West Side Story», « Thorsilve » en France et en Angleterre avec la compagnie MIKADO dirigée par Marie Céline Lachaud, mise en scène d’Oscar Sisto… De compagnies en compagnies on a pu le voir dans «Hamlet», «Les dix petits nègres», «Les rustres» et dans de nombreuses autres productions bordelaises ou parisiennes… Après quelques passages dans des téléfilms «Balzac» de Josée Dayan, «Highlander», «Les complices» de Serge Moäti où il interprète l’un des rôles principaux, et deux spectacles avec la Compagnie Arcanes, il crée avec Julien Delbès et Amaury de Crayencour la compagnie Alacompote. Il est , par ailleurs, formateur théâtre depuis 2002 auprès de “jeunes en difficulté” à l’Association Philotechnique de Saint Denis, où il a monté et réalisé cinq pièces de théâtre et huit courts métrages.
Laëticia Guédon
Elle a été formée à l’Ecole du Studio d’Asnières sous la direction de Jean-Louis Martin-Barbaz.
Elle est, à sa sortie, engagée dans de nombreuses pièces du répertoire classique et contemporain : La Maison de Bernarda Alba de F. Garcia Lorca (Rôle : Adela/ Scène Nationale de la Martinique, TARMAC de Paris), Les Bonnes Ménagères de Goldoni (Rôle : Cheicca/Institut Français de Marrakech), Rodogune de Corneille (Rôle : Rodogune/ Scènes Nationales et CDN de France)…
Parallèlement à sa formation de comédienne, elle suit plusieurs stages de mise en scène sous la direction de Daniel Mesguich. Antoine Bourseiller l’engage alors comme assistante à la mise en scène, notament sur le spectacle Hamlet/Lorenzo au Théâtre de Suresnes-Jean Vilar. Depuis 2006, elle se tourne vers la mise en scène en fondant la Compagnie 0,10 et en réalisant la mise en scène de Barbe-Bleue-Espoir des femmes de Dea Loher au Lavoir Moderne Parisien, ainsi que Bintou de Koffi Kwahulé qui sera présenté en 2009. Elle a récemment joué sous la direction de David Géry dans l’Orestie d’Eschyle au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, et d’Antoine Bourseiller dans l’Idiot de Dostoïevski au Théâtre Mouffetard à Paris.
Mathias Zakhar
Il a commencé le théâtre en 2004, au collège, où il a joué dans Cyrano de Bergerac ainsi que dans L'Ours de Tchekov. Il est entré en AJ2 aux Cours Florent en 2007 à la suite d'un stage d'été. Depuis, il est en option lourde et facultative théâtre au lycée Molière où il a joué dans Electre (Oreste), Les Acteurs de bonne foi (Blaise) et aussi dans des sketches de Karl Valentin.
Rui Silva
En 2003, il suit un stage d'initiation et d'improvisation avec David Stulzman et entre au Cours Simon. Ses rôles se partagent entre le cinéma, avec sa participation dans trois courts métrages et le théâtre (Théâtre du Gymnase, Café de la Gare, Darius Milhaud...) où il joue dans «Noce de sang» de F. Garcia Lorca, «Théâtre sans Animaux» de J.M. Ribes, « Macbeth » de Shakespeare, La «Désinvolture» vde Parmelin ou « 35Heures et demie » d’Olivier Maille. Il assiste Philippe Person dans la mise en scène d’ « Orchids On the Moon light » de Carlos Fuentes au Ranelagh et met lui-même en scène « Une Aspirine pour deux » de Woody Allen au Théo Théâtre. Il intervient par ailleurs à l’école du barreau et du journalisme en tant que comédien-formateur en communication.
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Posté par Delbès
08 novembre 2006
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